Octobre Rose: maternel exclusif, l’une des solutions au cancer de sein

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« L’allaitement maternel exclusive et le cancer », c’est le thème consacré a l’octobre rose ou mois du cancer. Ce thème a été au centre d’une conférence de presse animée par Dr Manikassé Palouma Jean, président de la ligue tchadienne de lutte contre le cancer samedi 10 octobre 2020 à la maison des médias du Tchad.


Une conférence au cours de laquelle, le président de la ligue tchadienne de lutte contre le cancer (Ltcc) Dr Manikassé Palouma a invité les mères à un allaitement maternel exclusif. Comme l’une des solutions au cancer du sein. Dr Manikassé d’indiquer que le thème de cette édition 2020, revêt d’un intérêt primordial pour lutter contre le cancer du sein qui représente, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms) 16% de cancer féminin avec un taux de mortalité de 25%. « Une femme sur huit est atteinte de cancer de sein. Une femme meurt de cancer toutes les 53 minutes », a-t-il rapporté.


Selon Dr Manikassé, 90% des facteurs de risque proviennent de facteurs environnementaux à savoir l’obésité, le tabagisme, la sédentarité, les troubles hormonaux, l’exposition à l’amiante, l’alcoolisme chronique et les 10% de la prédisposition génétique. « Le thème de cette année n’est pas fortuit en raison du double intérêt qu’il suscite, celui de prévenir le cancer du sein d’une part et d’assurer la protection et la bonne croissance de l’enfant d’autre part », a-t-il souligné.


Pour les conférenciers, l’allaitement maternel pendant au moins un an est un préalable pour avoir un effet escompté. Toutefois, l’adjonction du complément alimentaire à partir de 6 mois ne proscrit en rien la continuité de l’allaitement maternel. L’allaitement maternel exclusif met les organes producteurs féminins en repos, ce qui diminue le temps d’exposition aux aléas hormonaux et réduit le risque de cancer de sein.


Ils ont aussi conseillé l’autopalpation du sein à la recherche d’une masse doit être un réflexe quotidien de la femme. En répondant aux questions des journalistes, le président de la LTCC, Manikassé conseille qu’il faut une mammographie tous les 2 ans pour les femmes âgées de 40 ans. Ce qui est selon lui, un bon indicateur de dépistage précoce du cancer de sein. « Si dans la famille il y a un antécédent de cancer de sein, le suivi doit être régulier tous les ans», a-t-il indiqué.


A l’édition de 2018, la ligue tchadienne de lutte contre le cancer (Ltcc) les dépistages révèlent que sur les 1670 femmes dépistées, 457 cas déclarés suspects, soit 166 du sein et 291 du col de l’utérus. Cette année à cause de la pandémie de covid-19, il n’y aura pas le dépistage de masse a fait croire le président.

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