Novembre : Mois du livre et de la lecture au Tchad

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Après la 1ère et 2ème édition, le mois du livre est à sa 3ème édition en ce mois de novembre 2019, mois dédié aux livres et à la lecture. L’objectif étant d’emmener les jeunes tchadiens à s’intéresser aux livres et à la lecture. Initiative louable, mais les jeunes de maintenant ignorent l’importance des livres et de la lecture.

Dédié un mois aux livres et à la lecture c’est peu, mais pour un début, l’initiative est à saluer. Ailleurs, le livre et la lecture sont entrés dans le quotidien des citoyens et on n’a pas besoin de dédier un mois à ce loisir, car comme le dit Sénèque, « La lecture est l’aliment de l’esprit. ». Mais au pays de Toumaï, cette conception est loin d’entrer dans les mœurs des tchadiens, qui pour la plus part, qu’ils soient jeunes ou vieux préfèrent après les cours et le boulot s’adonner à l’alcool ou d’autres jeux.

Or, les livres sont très importants pour notre civilisation. Ils développent notre imagination, nous permettent d’apprendre, de transmettre aux générations futures. Les livres sont aussi importants pour les enfants car ils développent leur imagination et aident les jeunes enfants à grandir et à se construire. Pour les adultes, les livres sont la mémoire des Hommes. Les grands évènements de l’histoire sont racontés, expliqués pour ne pas être oubliés. Certains donnent des informations et transmettent un savoir sur le monde qui nous entoure. D’autres relatent la vie quotidienne et servent à mieux nous faire comprendre notre existence.

La lecture par contre n’est pas à négliger car elle aiguise l’esprit, fait une raison rationnelle et objective. La lecture doit entrer dans nos habitudes et on ne doit pas lire par obligation mais par amour. Mais on remarque aujourd’hui dans nos écoles, instituts et universités que les élèves, étudiants ne lisent qu’à l’approche des devoirs ou contrôles continus et des compositions ou sessions. Grave encore, certains élèves en classe d’examens commencent à lire qu’à l’approche ou à la veille de l’examen et s’ils font échec, ils sont les premiers à vous dire « qu’ils m’ont refusé le Bef ou le Bac ». Rare, sont ceux qui comprennent que la lecture n’est pas simplement pour l’école, c’est pour la vie.

Enfin, le livre doit être un compagnon de route et un outil de progrès. La lecture nous permet de vous évader, elle nous ouvre l’esprit, nous procure du plaisir, nous aide à se détendre. Elle est également source de connaissances. Pour que les livres et la lecture entrent dans nos mœurs, les acteurs de l’éducation et de la culture ont du pain sur la planche et doivent s’y mettre pour la valorisation et la promotion du livre et de la lecture, clé et tremplin pour le développement intégral du pays.

Baye Ngardiguina Ousman/Journaliste Stagiaire  

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