N’Djamena : Feux tricolores aux arrêts

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La plupart des feux de circulation routière, appelé aussi feu tricolore dans la ville de N’Djamena ne fonctionnent pas depuis belle lurette. Mais cette situation ne préoccupe pas les autorités en charge.

Le feu tricolore est un dispositif permettant la régulation du trafic routier entre les usagers de la route (les véhicules et les piétons). Au Tchad et plus précisément dans la capitale N’Djamena, d’un carrefour à un autre, le constat est le même. Les feux destinés aux véhicules à moteurs ainsi qu’aux piétons et cyclistes ne font que du figuratifs et cette situation semble être le cadet de soucis des autorités municipales. Pourtant, ces feux tricolores jouent un rôle non négligeable et font partie du quotidien des citadins.

Après quelques années d’expérimentation, le constat est amer et cela est dû au manque d’entretiens de ces équipements qui sont censés rendre fluide la circulation. Ces feux facilitent aussi le travail aux policiers en charge de la circulation. Le non fonctionnement de ces feux tricolores fait l’affaire des policiers, car au lieu de s’occuper de la régulation de la circulation, ils profitent de ce fait pour escroquer les paisibles citoyens, alléguant sans vergogne que « tu as violé le feu rouge », bien que ce feu ne fonctionne pas. Du coté des autorités en charge à savoir la mairie de la ville de N’Djamena, c’est un silence radio.

Pourtant, ce sont des grosses sommes qui ont été déboursées pour se procurer de ces feux de circulation routière. Dans certains pays développés, l’on a même dépassé le stade d’utilisation des feux tricolores. Certains pays utilisent les drones pour réguler la circulation et d’autres déploient des robots dans les différents carrefours pour ce même travail. En procédant ainsi, ils limitent un peu le cas des accidents de circulation. Or au Tchad, les accidents de circulation sont monnaie courante. Si les hautes autorités ne prennent pas au sérieux ce problème, les accidents de circulation vont continuer par endeuiller beaucoup des familles tchadiennes.

Baye Ngardiguina Ousman/Journaliste Stagiaire

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