N’Djamena : désormais un stationnement interdit juste au rond point à double voies

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C’est inhabituel, les usagers de l’avenue Jacques Nadjingar (rond point à double voies) ont un stationnement interdit à l’improviste. Juste au lieu où les Muni-bus ramassent leurs clients, les pépiniéristes et les femmes vendeuses de fruits se débrouillent, la commission mixte de contrôle des véhicules à vitres fumées et motos sans plaques créent un stationnement interdit.

A la longueur de la journée, des citoyens se font amender par les forces de l’ordre installés là. Rien indique que c’est un stationnement interdit. Les yeux fixés sur ce lieu juteux.  » Je ne savais pas que c’est un sens (stationnement) interdit », cherche à se justifier un motocycliste entre les mains de la commission. Dans leur discussion, il a demandé des excuses malgré tout, il est sommé de payer une amende de 1 500 FCFA.

La commission mixte chargée de contrôler les engins sans plaques, les voitures à vitre fumée, ont toutefois délimité une zone environ 50 à 60 mètres pour dire que « stationnement interdit ». Ce qui est étrange aux habitués du lieu. Ils se demandent, par quel décret cette zone est devenue interdite. Une femme attendant le bus commercial crie:  » c’est de l’anarque, ce sont des gens qui n’ont pitié des autres. Tout le temps ils prennent de l’argent avec les gens », fulmine-t-elle.


Mais selon le chef de poste de ladite zone, il semblerait que les chauffeurs des muni-bus et leurs apprentis ont tués une personne et l’ont jetté là. C’est la raison qui a poussée les responsables de la sécurité de délimiter cette zone interdite. « Quand le président de l’Assemblée Nationale, Haroun kabadi et le Premier ministre Pahimi Padake Albert passent, ils ont de difficulté à passer », justifie le Chef de poste. C’est pourquoi dit-il, il faut la présence militaire pour assurer la sécurité.

D’après une victime rencontrée sur la zone, ces agents font peur aux passants dans cette partie délimitée. Car quand ils prennent quelqu’un, on lui parle d’amandes forfaitaires de 12 000 fcfa sinon son engin sera déposé à la légion 10. Il faut négocier avec quelques choses en cas de manque d’argent », se lamente-t-elle. Un motocycliste nous renseigne. Selon lui, il a arrêté parcequ’il s’était arrêté juste pour remorquer sa femme qui se trouvait sur le lieu délimité aux environs de 20h. Il a fini par payer 1 500 FCFA après plusieurs négociations avec le chef dudit poste.


Signalons que ces hommes de sécurité se basent sur la plaque de signalisation indiquant le point d’arrêt à 50 m du rond point pour anarquer les ignorants. Visiblement dans la zone délimitée, des morceaux de tissus rouges attachés ça et là pour indiquer le sens interdit. Mais celà suffit-il quand c’est la nuit ? Les forces de l’ordre placés sur ce lieu doivent orienter la population sur cette zone délimitée interdite et non se charger d’amander les usagers.


Yorhein Ongsi Aristide

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