Média : L’OPINION, un numéro à lire

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L’hebdomadaire L’opinion numéro 138 du lundi 11 au dimanche 17 janvier.

Confinement de la ville de N’Djamena


Le 31 décembre, à minuit, par décret n°2685, les N’djamenoises et N’djamenois étaient surpris qu’on impose un ré-confinement et un couvre-feu à partir de 18 h à 5 heure du matin. Le 07 janvier, un autre décret vient renouveler le confinement mais, avec une légère modification de l’heure du couvre-feu, qui est passé de 19 heures à 5 heures du matin et désormais les journalistes de la presse privée et publique sont autorisés à exercer leur travail sans restriction.


Entre frustration et psychose de la population


L’année 2021 débute pour tous les Tchadiens et particulièrement ceux de N’Djamena de manière fatidique. En effet, La crise sanitaire qui a rendu la vie difficile et le social chaotique en 2020, surprend plus d’un en cette nouvelle année. Le 1erjanvier, jour de l’an où l’on assistait à une ambiance digne d’une fête à travers des mouvements jamais pareils de personnes, où l’on entendait les décibels montaient de toute part, ce 1er janvier, la ville de N’Djamena est restée toute muette et amorphe. Ce jour-là, fait inhabituel N’Djaména était méconnaissable car les activités étaient au ralenties.

Les boutiques, les marchés et les lieux de distraction étaient hermétiquement fermés. Et pour cause, le nombre de cas de contamination au corona virus a augmenté de manière inquiétante selon les autorités politiques et sanitaires.

Une nouvelle qui est tombée comme un coup de massue sur la population de N’Djamena. Ce qui a plongé la population dans un désarroi total. Cependant, beaucoup de voix se sont levées pour décrier ce décret car, il est jugé antisocial et non conforme aux réalités des Tchadiens. Mais, le gouvernement fait la sourde oreille et avance tête baissée. Cet acte gouvernemental a créé une psychose généralisée au sein de la population qui le juge inadmissible car le Tchadien moyen vit au jour le jour.


Selon beaucoup d’entre eux, avec cette situation, il serait difficile pour les parents qui exercent des activités journalières d’assurer la pitance de leurs progénitures. Aussi, beaucoup de locataires ont la chair de poule, parce qu’ils risquent d’être mis à la porte par leurs bailleurs.

Par ailleurs, nombre d’employés risquent de se faire licencier abusivement par leurs employeurs. L’autre raison de la psychose est relative aux comportements des forces de l’ordre. Pour assurer le respect des lois relatives aux mesures de lutte contre la propagation de covid-19, certains agents des forces de l’ordre font tout le contraire. Ils brutalisent les paisibles citoyens violant ainsi les Droits de l’Homme. En lieu et place de sensibiliser, ces agents administrent systématiquement des coups de fouets à toute personne, n’ayant pas bien ajusté par exemple son cache-nez.

Invraissemblement, les N’Djamenoises et N’Djamenois n’ont pas seulement à faire à la pandémie à corona virus, mais aussi à la haine des agents des forces de l’ordre qui se comportent c’est comme s’ils sont en territoire conquis. Il revient aux plus hautes autorités de réajuster le tir pour que les choses se passent conformément à la loi.
MBAIAMNE N./L’OPINION

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