MAYO-KEBBI EST : A Léo, l’année scolaire dure cinq sur neuf (5/9) mois

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Dans le Tchad profond, l’école est mourante. C’est un autre univers. En depit des manques des enseignants, dès les premières gouttes de pluies, les portes de salles de classe se ferment automatiquement.


Dans nos différentes tournées à l’intérieur du Tchad c’est-à-dire dans le Mayo-kebbi Est, nous nous sommes rendus dans le canton Léo, situé dans le département de la Kabbia, nous avons eu à visiter quelques établissements d’enseignements primaires et secondaires dans des conditions horribles, pour n’est pas dire Catastrophique. Les élèves s’assoient à même le sol pour apprendre leurs leçons et la salle entière n’a qu’une seule table servant du bureau à l’instituteur.


Les ressources didactiques, elles sont un cas à part entier, c’est-à-dire un luxe que peu, en ont accès. Tous ces manquements sont visibles dans tous les établissements que nous avons visités. Les enseignants sont en général, les natifs de cette localité, qui acceptent volontiers de former et aider leurs cadets et progénitures.


En fin Mai déjà, les portes de ses écoles sont hermétiquement fermées. La cause, ce que les pailles servant de toit et mur sont rongés par les termites et les ânes viennent pour achever le reste. Dès la première pluie, tout se détériore, laissant ainsi les apprenants à la merci du soleil ardant.


Pour rappel, les cours débutent généralement ici en Novembre, voire Décembre après la récolte du mil, pour finir en Mai période de début de travaux champêtres, de ce fait, les écoliers totalisent 5 à 6 mois de cours au lieu de 9.


Un peu partout d’ailleurs, les choses ont presque la même connotation, ce qui laisse à dire que l’épanouissement de l’école tchadienne n’est pour aujourd’hui, ni demain.

DASSIDI Luther, de retour de Léo

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