Mali : Que faut-il retenir du Dialogue national inclusif

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Le dialogue national inclusif s’est achevé dimanche 22 décembre 2019 à Bamako en présence d’au moins 3.000 délégués. Quatre résolutions ont été formulées face au climat délétère qui règne dans le pays. Le chef d’Etat Ibrahim Boubacar Keita a lui même présidé.

Les participants à ces assises ont tout d’abord recommandé l’organisation des élections législatives, plusieurs fois reportées, avant de parler de la recommandation qui touche à l’organisation d’un referendum devant permettre aux Maliens de se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution. Les questions de la relecture de certaines dispositions de l’Accord de paix d’Alger signé en 2015 ont été également abordées.

Les participants exigent ainsi la construction des routes pour désenclaver le Nord et le Sud du pays. Négociations avec les djihadistes lors des discussions, certains délégués avaient proposé aux autorités maliennes d’engager des discussions avec les principaux leaders djihadistes, comme Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa.

Après la clôture de ce forum, l’ancien Premier ministre malien, Ousmane Issoufi et membre de la commission d’organisation du dialogue national inclusif éprouve un regret suite à l’absence des principales formations de l’opposition.  « Nous avons pu tenir ce dialogue en termes de mobilisation, depuis les communes, les cercles, les régions, la diaspora et nous venons de clôturer le niveau national où toutes nos communautés ont été représentées ainsi que tous les partis politiques. Même si nous regrettons beaucoup l’absence de l’opposition de Soumaila Cissé, nous avions souhaité que tout le monde soit là », a-t-il déclaré.

Parlant de la jeunesse et de l’opposition, selon Sidaly Ould Bagna « l’opposition, n’a pas répondu à l’appel, mais je suis sûr et certains qu’ils sont de cœur et d’esprit avec nous dans les débats, dans la salle et dans la pratique ».

Cependant, elle reste préoccupée par le fait que ce forum n’a pas pu trancher la question de la réorganisation  du territoire national, qui constitue l’un des problèmes majeurs du pays.
Pour Moussa Ag Attaher, porte-parole de la CMA, « passer sur la question du découpage territorial sans l’avoir traitée demeure une préoccupation. Nous sommes néanmoins rassurés par le fait que les résolutions disent clairement les reformes administrative, y compris que la réorganisation administrative et territoriale va commencer mi-2020. »
Guindo Issiaka, correspondant Tachad.com

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