Mali : IBK devant l’auguste Assemblée Générale des Nations unies, avec un discours laudatif.

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Lors de la traditionnelle session ordinaire du dernier mardi de chaque septembre à New-York, siège de l’ONU où se réunissent 193 chefs d’états du monde, pour l’examen des problèmes de paix et de sécurité Internationales afin d’y apporter des solutions.

C’est à cet effet que notre Président a pris la parole avec l’immense plaisir et détermination d’évoquer les problèmes d’insécurité et de terrorisme qui gangrènent le Mali.

Que faut-il entendre du discours du Président de la république du Mali ? Bien sûr des mots favorables à sa gouvernance et gestion de crise, qui à l’heure où nous en sommes, la crise devient de plus en plus multidimensionnelle.

IBK a fait savoir de ses réalisations dans la recherche d’une issue de sortie, de son premier mandat à nos jours, il n’a pas hésité de réaffirmer sa volonté sur l’accord d’Alger de 2015 qui est pourtant battu en brèche par plusieurs acteurs politiques. À travers son discours, il est clair que le Président est déterminé à faire appliquer les dispositions contenant dans ce dédit accord, il fait savoir que l’un des acquis majeurs de l’Accord est l’absence de belligérance entre les Forces de défense et de sécurité du Mali et les mouvements signataires, ainsi que le retour progressif de la confiance entre les parties maliennes. S’y ajoutent la réintégration de plus de 500 anciens combattants dans les Forces de défense et de sécurité du Mali et l’enregistrement de près de 2000 ex-combattants, membres du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), dans le cadre du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) accéléré.

A noté que IBK, qui a la quête de la paix et la réconciliation nationale, a fait montre que l’Assemblée nationale a adopté le 24 juillet 2019, la Loi d’Entente nationale qui exonère de poursuites pénales engagées ou envisagées les personnes ayant commis ou ayant été complices de crime durant les événements douloureux survenus au Mali, à partir de janvier 2012. Avec 20 millions de dollars américains ont déjà été mobilisées pour financer les dépenses prioritaires urgentes dans les régions de Kidal, Ménaka, Tombouctou et Gao.

Parallèlement au volet sécuritaire, IBK a précisé que son gouvernement travaille à la mise en œuvre du Programme d’investissements prioritaires (PIP), qui comprend une quarantaine de projets dans les domaines de la défense et de la sécurité, de la gouvernance, des infrastructures, de la résilience et du développement humain, afin d’apporter des réponses appropriées aux causes profondes de l’instabilité, en créant des opportunités économiques, sociales et de développement pour nos populations, particulièrement la jeunesse.

Dans le centre du Mali où les tensions intercommunautaires se multiplient, le Président a montré son attachement à une résolution en intégrant les forces vives de la nation, y compris les leaders politiques, traditionnels et religieux, et les cadres régionaux qu’il a nommé en juin 2019, le Professeur Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim du Mali durant la Transition, en qualité de mon Haut Représentant pour le Centre du Mali.

Le Président IBK se félicite de ces initiatives et de réalisations dans la gestion de la crise qui perdure au Mali et se propage dans la sous-région.

Et pourtant, sur le terrain les maliens lambda souffrent, l’insécurité alimentaire se métamorphose en famine dans les localités du centre Mali, le chômage chez les jeunes diplômés devient incurable, la mauvaise gouvernance fait fuir les investisseurs étrangers, l’éducation est l’objet des grèves réplétives. Voilà les années se succèdent, les choses s’empirent et la vie devient au Mali perplexe. Ce que les maliens attendent de leur chef d’état, ce n’est plus le beau discours grandiloquent mais des actes concrets

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