L’UNDR s’interroge sur l’organisation des élections libres sous un régime d’état d’urgence

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L’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR), exprime sa surprise à travers un communiqué de presse, des directives données par  monsieur Deby aux membres du CNDP et à ceux de la CENI relativement à la préparation des prochaines consultations électorales.

Pour l’UNDR même le mandat en cours de l’Assemblée nationale qui a débordé de cinq ans est totalement anachronique et le gouvernement tchadien en est le seul responsable. « Celui-ci ne saurait donc subitement s’en rendre compte et agir dans la précipitation pour créer un désordre qui serait préjudiciable à la tenue des bonnes élections », souligne le document.

Le Président de la République doit cesser de s’immiscer dans les affaires de la CENI et la rencontre d’hier est illégale, car l’Administration électorale tchadienne est libre et indépendante et ne saurait être sous la coupe de quelque autre institution que ce soit.

Dans sa configuration actuelle, la CENI est illégale car elle comprend des personnalités issues de partis politiques non éligibles. Il est donc opportun de mettre fin à cette irrégularité pour donner à la CENI toute la légalité dont elle a besoin pour agir aisément.

Le communiqué de préciser que le délai de quatre mois pour convoquer par décret le corps électoral n’a absolument aucune incidence sur le calendrier électoral. C’est une option politique à minima pour permettre aux compétiteurs de se préparer aisément. « Il convient d’ailleurs de rappeler que le délai initial était de six mois et que si remise en cause il y a, il faut donc y revenir », constate-t-il.  

Le parti de renchérir, que c’est sous prétexte de satisfaire les partis politiques, que le président Déby impose de nouveau de rectifier la loi électorale adoptée en juin 2019. « En fait, après calcul et réflexion, le MPS n’est plus sûr du scrutin majoritaire à deux tours et préfère revenir à la situation antérieure. C’est la preuve d’une gestion erratique et approximative d’un pouvoir aux abois », poursuit-il.

L’état d’urgence décrété par le Gouvernement aura forcément des incidences négatives sur la préparation des élections, puisque les réunions publiques sont interdites sur l’ensemble du territoire, informe le document tout en signifiant que « cette situation d’exception va donc pénaliser les partis politiques qui n’auront pas la latitude de se mouvoir librement et dans la sécurité pour sillonner le pays et préparer sereinement les élections ».

Le communiqué de marteler qu’il est patent que le Président Idriss Déby Itno est de plus en plus dans une logique dictatoriale de pouvoir personnel et viole d’avantage les lois qu’il a lui-même promulguées, ce qui est un scandale dans un pays dit démocratique.

Pour finir, l’UNDR de préciser que la CENI et le CNDP n’ont plus de raison d’être et doivent s’effacer pour laisser la place à la seule volonté présidentielle sans consensus politique. « Le Président Déby et le MPS devraient donc s’assumer au lieu de maintenir des institutions aux ordres du pouvoir », conclut le document.

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