Littérature : « Les Espoirs sombres d’une jeunesse s’éteignant », un nouvel essai dans la littérature tchadienne

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Paru aux éditions Edilivre le 04 Juin 2020, cet essai du jeune tchadien Benjamin Allahamne Minda titré « Les Espoirs sombres d’une jeunesse s’éteignant », s’interroge sur le devenir de la jeunesse africaine et celle du Tchad en particularité. Le comportement des jeunes lié à la délinquance et à la dépravation est la problématique cible de cette œuvre.


« Les Espoirs sombres d’une Jeunesse S’éteignant » évoque les problèmes auxquelles sont voués la jeunesse tchadienne mais africaine en générale. Il s’agit entre autres des questions de dépravations des mœurs, d’inconscience morale mais aussi d’inconscience intellectuelle constatée au sein de la jeunesse.


Lors d’une interview accordée à la rédaction de Tcahad.com, l’auteur révèle quelques raisons qui lui ont immergées dans cette aventure.
Pour l’auteur, les questions des mœurs et d’inconscience morale ne sont pas seuls indicateurs d’une jeunesse détournée :
« Je ne m’arrête pas là seulement, je vais plus loin en situant les différentes responsabilités qui sous-tendent ces tares sociales, notamment les incohérences en matière de gouvernance, la question du cadre familial et enfin une responsabilité exogène tenant plus aux influences négatives dans le cadre des relations internationales de nos Etats aux Etats anciennement colonisateurs (…). J’écris une note d’espoir pour une prise de conscience collective », souligne-t-il.


Afin d’attirer l’attention de la jeunesse tchadienne et africaine, Benjamin interpelle la jeunesse à veiller et s’assurer de ne pas perdre les ficelles. « Il faut prendre à bras le corps et de manière individuelle la destinée de nos sociétés qui passent par nous, notre sens du devoir, de la responsabilité et surtout de l’amour de la patrie ».


S’inspirant sur la citation de Philosophe David Thoreau qui dit ; « je ne connais rien de plus encourageant que la capacité incontestable de l’homme à élever sa vie par un effort conscient ». Benjamin Allahamne Minda entend galvaniser la population tchadienne à demeurer souder et bien cultiver afin de contribuer à la bonne gouvernance : « l’avenir c’est aujourd’hui et je crois en une jeunesse consciente pour relever ce défi ! C’est le message fort de notre union et de notre conscience qui fera bouger les gouvernements ».


Cette œuvre selon l’auteur, c’est la meilleure façon de dénoncer les maux qui entravent la jeunesse. « Je l’ai écrit surtout pour dénoncer et mettre la jeunesse face à nos situations actuelles qui doivent changer, notre mentalité, et aussi j’en fait un traité d’appel collectif à la conscience juvénile ».


Né au Tchad, Benjamin Allahamne Minda effectue actuellement un parcours en Droit International public à l’Université Jean Moulin. Apres le lycée notre dame de Moundou, Minda a d’abord fait ses trois premières années d’études supérieures à l’université Moulay Ismaël de Meknès au Maroc où il obtint sa licence en Droit Public.
Célibataire, ce jeune dynamique a eu le goût d’écrire depuis le bas âge en classe de terminale. Animé par le sentiment de vouloir porter un message à l’endroit de la jeunesse ce n’est qu’en fin novembre 2019 qu’il est véritablement entré dans le vif du sujet.


Parlant de la littérature tchadienne, « La littérature tchadienne aujourd’hui est encore en pleine maturation, il appartient à chacun d’y apporter sa graine et sa semence pour l’élever encore au haut niveau ».


Un capte sur la covid-19

Benjamin interpelle tous les tchadiens à respecter les mesures préventives. « Je dirais aux tchadiens de respecter les mesures barrières, les recommandations liées aux ports du masque en public, les distances sociales et surtout de prendre très au sérieux cette pandémie du Covid-19 qui handicape le monde entier ».

ALLARAMADJI Innocent

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