Littérature : Eric Topona, publie la « Misère et grandeur de la liberté d’informer »

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Parue aux éditions « Edilivre », la « Misère et grandeur de la liberté d’informer », d’Eric Topona est en même temps un témoignage, un plaidoyer et un hommage de l’auteur. C’est un roman de 196 pages publié le 30 octobre 2019 et à pour thème  » le témoigne ».
« Il (Livre ) est le témoignage d’un journaliste qui aura connu, à un moment de sa trajectoire socioprofessionnelle, des joies et des peines, des grandeurs et des misères qui ne sont pas étrangères à nombre d’entre vous ; mais, plus grave encore, à qui il aura été imposé de subir le martyre de l’injustice et le confinement de l’univers carcéral de son pays, le Tchad, où la liberté d’informer et les droits humains fondamentaux sont loin d’être les valeurs les mieux partagées », retrace l’auteur lors de sa conférence de présentation à Paris lundi 27 janvier 2020.


A travers cet ouvrage, Éric Topona fait un plaidoyer pour la défense du métier de journaliste qui selon lui est une sentinelle et un porte-voix toujours en éveil. « Cette profession atypique qui se propose d’informer, d’instruire, pour l’édification de toute la société, en incitant les uns et les autres à se « mêler de ce qui ne les regarde pas », pour reprendre Jean-Paul Sartre, dans sa définition de notre métier », souligne-t-il.


Pour Éric Topona Mocnga, le livre est un hommage à ces confrères tragiquement disparus, parfois sans sépulture, pour avoir voulu exercer leur métier. « Hommage à ceux-là qui, partout dans le monde, croupissent dans les cachots de la tyrannie et à qui cet ouvrage se propose d’apporter, modestement, une lueur d’espérance en des lendemains meilleurs », expliqué Eric. Il poursuit pour dire à ces confrères sachent qu’ils sont soutenus de par le monde, par l’ensemble de leurs consœurs et confrères, comme il le fut lui-même. « J’ai, en particulier, une pieuse pensée pour Ghislaine Dupont et Claude Verlon, nos collègues défunts de RFI, lâchement assassinés au Mali en novembre 2013 », renchérit l’écrivain.


Il n’a pas perdu sa convocation et son arrestation pendant qu’il exerçait son métier au Tchaf. Ce qui constitue selui le point zéro de son ouvrage dit-il. « Le point zéro de cet ouvrage est une convocation qui me fut remise le 4 mai 2013 par un gendarme en faction, alors que j’allais prendre mon service à la Radiodiffusion Nationale Tchadienne (RNT) à N’Djamena », précise ETM.


L’écrivain journaliste se dit ne pas être arrêté avec son combat pour la défense des droits humains et la liberté d’expression. « Je revendique totalement mon militantisme pour le respect des droits de l’Homme et pour la liberté d’expression et d’opinion, ainsi que le respect des règles déontologiques et d’éthique du journalisme », ose-t-il. Avant de réaffirmer son indépendance d’esprit et prendre à témoin ceux qui ont lu ou qui liront son ouvrage. « Il n’y a pas une seule phrase qui indexe, sans argumentation fouillée, les hauts responsables politiques du Tchad ! Ceux qui m’ont fait volontairement du mal ont été dénoncés et je n’hésiterai pas à le refaire à nouveau », martèle-t-il.

Éric Topona Mocnga est un journaliste tchadien qui travaille actuellement aux Programme Afrique/Francophone de la radio Deutsche Welle. Eric Topona s’est réfugié à Bonn en Allemagne depuis octobre 2013 suite à ses ennuis judiciaires avec le pouvoir en place depuis 1990.
 

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