Le complexe industriel des abattoirs du Logone, une lueur d’espoir pour la jeunesse

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Le chef de l’Etat Idriss Déby Itno, lors de l’inauguration du complexe des abattoirs du Logone (CIAL) samedi 29 février à Moundou, a déclaré que le Tchad est un pays d’élevage par excellence et que le CIAL va desengorger le chômage avec plus de 700 jeunes qui seront formés et employés sur place.


« Le Tchad est un pays d’élevage par excellence. Les bétails sont exportés vers l’extérieur sur pied, principalement vers le Nigeria, avec en moyenne 800 à 900 têtes, économiquement, outre les taxes douanières, le pays ne bénéficie presque de rien sur cette richesse », a indiqué le président avant de décrier ce système de commerce. Il reconnaît que c’est un système qui « n’est ni de nature à faire bénéficier l’Etat, les commerçants, moins encore l’éleveur ».


Pour lui, c’est pour pallier à cette perte, que l’initiative de mettre sur pieds un vaste programme d’industrialisation du secteur de l’élevage. « Le CIAL fait partie de ce programme. Maintenant, au lieu d’exporter le bétail sur pieds, le Tchad va exporter de la viande. Tous les produits dérivés seront utilisés sur place. Rien ne sera perdu. Car, dans un animal tout est de l’argent », a rassuré le Chef de l’État.


L’interdiction de l’exportation de bétail sur pieds.


Avec ce complexe des abattoirs du Logone, le phénomène d’exportation des bétails sur pieds sera stoppé. « Le plus important dans ce projet, est que l’exportation de bétail s’arrêtera », poursuit Deby. Et a annoncé que d’ici la fin de l’année prochaine, l’exportation de bétail sur pieds vers d’autres pays, sera interdite. « Les éleveurs doivent à partir de maintenant à nourrir leurs bêtes pour qu’elles soient en embonpoints pour pouvoir facilement vendre sur le marché », a lancé Deby.


La gestion sera confiée à une société privée


Financé à 100% sur les fonds du gouvernement tchadien, le complexe sera géré par une société privée coréenne jugée expérimenter dans le domaine. « Nous n’allons pas nous arrêter là, mais nous allons poursuive la construction de ce type d’infrastructures notamment à Ati, à Djermaya, et Amdjarass pour exporter de la viande made in Chad, dans d’autres pays », a rassuré Idriss Deby ITNO.


Il faut noter que le complexe industriel a été conçu par une société australienne et comprend plusieurs compartiments dont le quartier des viandes, la chambre froide, la chambre de packaging adaptée qui permet d’éviter toute contamination, une zone d’emballage et de pesage.


Selon les explications de la société, après l’emballage, s’en suit l’entreposage dans des palettes, avant un stockage dans des frigos de congélation. La viande peut ensuite être commercialisée au Tchad ou exportée à l’étranger. Les os seront transférés dans les zones de sous-produits pour faire de la farine animale. Et la viande congelée tchadienne pourra être conservée pendant six mois à l’état naturel.


Le CIAL a des capacités uniques dans la sous région


IECSA argentine, Francisco de Borbon y Escasany, a expliqué samedi à Moundou que le nouvel abattoir de Moundou aux normes internationales offre une capacité de production annuelle de 20.000 tonnes, soit plus de 200 bovins et plus de 400 petits ruminants par jour. Son investissement total s’élève à plus de 15 milliards FCFA.


L’abattoir est doté d’une zone de transformation de la viande au sein de laquelle des opérateurs interviennent sur les carcasses jusqu’à la mise en quartier et le désossage. La partie frigorifique dispose de deux tunnels de congélation ainsi que deux chambres froides positives ou négatives, représentant 19 jours de stocks.

Crédit photo Google

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