L’avenir du G5 Sahel, dépend de la générosité de l’occident

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Dans l’impasse de financement pour lutter contre le terrorisme dans le sahel, les pays du G5 Sahel sont dans un profond regret de l’aide de l’occident qui tarde à tomber comme une manne afin de sauver les peuples du Sahel face à la monté de terrorisme.

Sans avaler leur bile, les dirigeants africains du G5 sahel ont profité de leur passage en France pour exprimer leur désolation face à l’occident qui garde son silence pour les financements annoncés par la communauté internationale pour la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Des financements qui n’étaient toujours pas parvenus dans les caisses de la force conjointe du G5 Sahel, cadre institutionnel formé depuis cinq (05) par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Les présidents tchadien et nigérien ont publiquement regretté le « manque de solidarité » de la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme dans la région du Sahel. Ils attendent toujours les financements promis depuis la mise en place du G5 en 2014 mais en vain. Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien, a déploré lui, l’arrivée inattendue de la promesse occidentale pour le G5 Sahel. « On nous écoute avec politesse, avec un petit sourire entendu, mais à l’arrivée il n’y a pas grand-chose », a-t-il fustigé.

Pour les présidents des pays du G5 sahel, ils ont devant eux des adversaires supra-armés plus que leurs forces armées. « En face de nous, nous avons des gens déterminés qui ont des ressources dans une guerre asymétrique à laquelle nos forces ne sont pas préparées », souligne le malien IBK et a poursuivi pour dire, « nous nous sentons comme esseulés ». Sur les ondes de la radio France internationale (RFI), le tchadien Idriss Deby, a rappelé aux donateurs et partenaires techniques et financiers qu’ils ont promis plus de 12 milliards de dollars pour développer cette zone sensible (Sahel). « Nous avons fait nos projets mais jusqu’au jour où je parle, en ce qui concerne le Tchad, aucun de ces projets n’a été financé. On n’a pas les financements (…) qu’on nous donne cet argent », a supplié Idriss Deby.  

Dans l’attente de 12 milliards de dollars (10 milliards d’euros) pour le développement de la force conjointe et 400 millions de dollars (363 millions d’euros) pour équiper ses armées, le G5 sahel n’a rien encore encaissé sur les 400 millions d’euros et 12 milliards promis jusqu’à nos jours. Pour son fonctionnement, la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) est dans l’obligation absolue de se tourner vers des aides extérieures. Car les cinq pays qui la composent font aussi partie des nations les plus pauvres du monde. Chaque État du FC-G5S est appelé à contribuer à hauteur de 10 millions d’euros du budget du groupement.

Dans le détail, sur les 414 millions d’euros promis, l’Union européenne s’est engagée à hauteur de 100 millions d’euros, dont 8 millions de la France. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont respectivement promis eux aussi une aide de 100 et 30 millions d’euros. Il faut noter que ces chiffres ne concernent que le volet sécuritaire. Les 500 projets de développement chiffrés à six milliards d’euros sur la période 2018-2022, présentés à Bruxelles dans le cadre de l’Alliance pour le Sahel, une initiative portée par Paris attendent jusqu’à la des financements.

En attendant que les promesses se concrétisent, les cinq (05) pays africains engagés dans la lutte contre le jihadisme peuvent compter sur des aides indirectes. Comme la France est pleinement engagée dans la lutte contre le terrorisme au Mali et au Sahel, à travers l’opération Barkhane, aux côtés de la force conjointe du G5 Sahel avec quelque 4 000 soldats français déployés dans la région, à la demande des pays du G5.

France 24

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