La crise au Mali : Une occasion de redresser un modèle de développement

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Le Mali, au lendemain de son indépendance, les pères fondateurs Modibo Keita et ses condisciples fussent des grands libérateurs, mais ont eu du mal à bâtir le Pays sous un angle de développement économique à l’idéologie socialiste, dirigiste et planifiée, à cause de l’incompréhension des uns et des autres et le refus du sacrifice qui encourrait pour un avenir meilleur.


En 1968, coup d’Etat inévitable, dictature militaire non souhaitée, s’est construite au grand dame des aspirations du peuple malien désemparé dorénavant, A bas Modibo, vive le Général Moussa Traoré.

Plusieurs décennies après, nonobstant les distincts projets et programmes de développement dans tous les secteurs clés de l’Etat, avec le concours des institutions de Bretons Woods ( FMI et La Banque Mondiale) la démocratie malienne s’est traduite en democrature, et le développement a été de justesse édicté dans la loi, mais inexistant dans la vie du quotidien à cause de la mal gouvernance et le comportement de mauvaise gestion de l’Etat nourris à des intérêts égocentriques.


Aujourd’hui, au moment où le Mali est en train de négocier sa sortie d’une crise profonde sans pareille dans son histoire moderne, sa situation actuelle peut se résumer en un Etat où les institutions publiques, très fragilisés sont en perte de crédibilité, les forces armées et de sécurité en difficulté réelle pour assurer la sécurité des populations et pour défendre l’intégrité du territoire national, ont besoin d’être reconstituées et modernisées. Les partis politiques et la société civile, en panne d’initiatives, sont fortement interrogés et les maliens de l’intérieur et de l’extérieur, blessés dans leur honneur et leur fierté, tentent tous azimuts de se mobiliser pour retrouver leur dignité.


Cette crise multiforme et complexe menace l’existence de l’Etat Malien en tant réalité juridique et qui a affaibli la volonté de vivre ensemble, donc un nouveau contrat social s’impose.

L’urgence n’est plus de critiquer ni de faire la gloire du passé, mais l’urgence est incontestablement de proposer après un diagnostic clé de fond. Ce qui impose un impératif vers des perspectives cardinales.
Cet impératif doit se drainer vers les perspectives cardinales d’une gouvernance pour concrétiser l’ambition escomptée.

Ainsi, les citoyens doivent être dotés de conditions et de moyens pour contribuer effectivement et s’approprier de son développement. Les femmes, elles aussi doivent être au cœur du processus de développement. Dans cette perspective, le monde rural doit lui aussi cesser d’être isolé, mais plutôt être équipé suffisamment pour contribuer au développement de son Pays.


La décentralisation doit désormais devenir une réalité, sous l’angle du développement territorial afin de rendre les collectivités compétitives, connectées, intégrées, attractives et créatrices d’emplois et de richesse dans un monde globalisé. En outre, pour que l’Etat existe, il faut des grands choix pour créer la confiance et faire du Mali un Pays prospère et solidaire pour tous ses citoyens.

Crédit photo : page Facebook le Mali ma Patrie
Guindo Issiaka, Correspondant Tachad Mali

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