Entrepreneuriat : la plupart des chômeurs et des sans emploi au Tchad se lance dans le transport à moto taxi ( clando )

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Au Tchad comme dans le monde entier, on rencontre toujours des gens sans emploi et d’autre en quête d’emploi. Le nombre de ces derniers varie d’un pays à un notre, d’un continent à un autre. Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), le taux de chômage des diplômés sans emploi au Tchad est de 60% pour l’année en cours sur une population de 16 877 357.


Il faut retenir que plusieurs personnes souffrent et bien fort dans au Tchad. La catégorie des sans abris, sans nourriture, sans d’eau potable s’accroit de jour en jour. Certains ont passé tout leur temps sur les bancs d’école à étudier et finissent par croiser les bras après leurs diplômes et une grande partie se peine à s’intégrer dans la vie active. D’autres se livrent à certains commerces question de survie. C’est cette optique que l’on croise la majorité dans l’activité de moto taxi dans les principales villes du Tchad.


Les clandomen dans toutes les villes du Tchad, sont presque les diplômés sans emploi. Parmi eux, on rencontre les ingénieurs, les enseignants, les infirmiers, les géographes, les historiens, les philosophes… Ce sont des cadres renommés d’une nation. Mais malheureusement, ils ne savent où mettre la tête. Pour question d’entreprendre à zéro franc, un bon nombre ne connaissant pas les BABA de l’entrepreneuriat s’est lancé dans cette activité.


Une trentaine révolue, dit avoir fini avec la licence il y a presque 7 ans. Un autre dit avoir fini avec master, parce que selon lui, la licence est petite mais avec tout ça il n’a pas une place. Selon lui partout où Il a toqué rien n’a donné. Il est obligé de se lancer dans le transport à moto-taxi (clando). « En ce dernier temps, le marché est très difficile », soulignent-ils. D’autres souhaitent regagner le sol mais craint le conflit éleveur-agriculteur qui bat le record dans le fond village. Selon ces derniers, les gens qui leur refusent l’intégration sont là dans les villages avec les troupeaux qui dévastent les champs des cultivateurs. Ils ne peuvent pas compter sur le laboure.


Un autre, d’un air sérieux raconte qu’il ne comprend pas avec le gouvernement. Comment l’état forme des milliers de personnes et n’arrive pas à les employer ? Pour lui, si l’État pourrait octroyer de fonds utilisé pour acheter les armes et bien d’autres choses, aux jeunes qui ont à cœur les projets concernant l’agriculture, l’élevage et la mécanique en guise d’exploiter les espaces vides du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest pourrait réduire le nombre des chômeurs et créer des emplois jusqu’au fond village.


Car selon les statistiques, l’espace cultivable disponible au Tchad est très grand, soit 39 millions d’hectares de terre cultivables et 5,6 millions irrigables. Mais même pas 1/3 n’est utilisé. N’oublions pas que l’agriculture a fait des USA première puissance mondiale. Les gens ont à cœur de regagner la terre. Même certains diplômés sans emploi qui manifestent depuis la nuit des temps. Mais ce qui bloque tout, c’est le conflit perpétuel d’agriculteurs et éleveurs.

Le financement des projets est aussi l’un des problèmes des diplômés et porteurs de projets. Pourtant l’Etat crie entrepreunariat dans tous les discours politiques. Ce qui deplore un conducteur de moto taxi rencontré sur l’avenue Istanbule. « J’ ai écrit mon projet qui jusque-là n’est pas financé. Pourtant certains écrivent et reçoivent le financement rapidement », decrie-t-il.


Selon un personnel de l’Office National pour la Promotion de l’Emploi, les projets sont étudiés, approuvés avant d’appeler les concernés pour une formation et de recevoir le financement. Il y a plusieurs dossiers qu’il faut les étudier, a -t- il expliqué. Alors les porteurs de projets, patience avec ONAPE.


Yorhein Ongsi Aristide

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