Enseignement supérieur : Les vacataires balbutiants au sujet de 120 000 000 FCFA

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Un quiproquo s’installe autour de paiement des arriérés des enseignants et chercheurs vacataires du supérieur de l’université de N’Djamena. Depuis quatre (04) ans ceux-ci ne peuvent pas entrer en possession de leur dû malgré qu’un ordre de virement  est  fait depuis le mois de juillet 2019.

Selon le président du Collectif National des Enseignants et Chercheurs Vacataires du Supérieur (CONEVAS), Bolnnan Fréderic,  un Ordre de Virement d’un montant de 120.000 000 Millions (cent vingt millions)  a été émis par le Ministère des Finances et du Budget  en juillet dernier, mais jusqu’à la, aucune lumière n’est faite autour de ce fonds par les autorités Rectorales, et celles du Trésor Public.

« Au niveau du Trésor Public, les Services STRATreconnaissent valider le code d’un Ordre de Virement de la somme de 120.000 000 FCFA, le 23/08/19 vers BEAC pour le Payement des vacations et accessoires », renseigne-t-il. Ajoutant que, la BEAC a effectivement fait le placement dans le  Compte de Consommation de l’Université de N’Djamena logé au CBT/BANK courant fin aout 2019.

Après plusieurs démarches du CONEVAS, Bolnan indique que les autorités rectorales ont leur a signifié que, effectivement l’Ordre de Virement a été validé mais que le Gouvernement de la République du Tchad  est débiteur de la BEAC.

Pour lui jusqu’à présent, le recteur de l’université et son financier se moquent des enseignants vacataires, qui sont d’après lui tous vulnérables. « Suite à cette situation, la plupart a suspendu sa thèse et d’autres étant des locataires  subissent au quotidien les menaces des bailleurs », se lamentent-t-il.

Après leur mouvement du lundi 23 septembre au rectorat où les enseignants et chercheurs vacataires se sont constitués en prisonnier pour exprimer leur désolation devant l’injustice et le mépris du recteur, ceux-ci attendent la promesse du mardi prochain. Un mardi qui selon le président du CANEVAS, Bolnan Fréderic, « on n’a dépassé nos limites. Le mardi ça peut être un mardi noir, un mardi de non-retour, un mardi de joie ou encore un mardi de sacrifice », lance-t-il.

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