Emploi: le problème de chômage des jeunes africains est-il lié à leur mentalité ?

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Réunis en ce jour 5 février 2022, à la bourse de travail, les diplômés sans emploi ont réfléchi sur plusieurs thèmes, dont l’une est problématique de l’employabilité des diplômés sans emploi. Thèmes développé par le juriste Djoitanan Tamdjira et Mbete Félix, sociologue.

Famille chômeur


Dans les présentations des panelistes, beaucoup de vérités ont été relevées par ces derniers et les participants lors de questions-réponses. Le manque d’emploi a fait que beaucoup de jeunes diplômés sont entrés dans la magie et ont fini par abréger leur vie. La solidarité manque aux tchadiens, tu vas voir quelqu’un qui a de moyens pour financer les projets des jeunes, ne le fait pas mais continue à mettre à la banque. Les écoles dites professionnelles au Tchad, sont loin de la vérité professionnelle. Un étudiant d’une école professionnelle doit être capable de faire l’essentiel à sa sortie de l’école.


Pour le juriste, le problème de chômage des jeunes africains en général et tchadiens en particulier est lié à la mentalité qui résulte du mode de croyances et de penser, constituant une forme d’échecs. Beaucoup de jeunes aiment la condition d’inactivité, pensant qu’à la fonction publique. Ils ne veulent pas entreprendre. Le juriste relève également que certains entourages et proches sont les causes de cette mentalité. Ils découragent ceux qui ont à l’esprit de faire quelque chose par les mots choquants, des actes inhumains, par croyances. Ces derniers finissent par laisser tomber ce dont ils veulent faire.

Tamdjira


Mais Tamdjira a encouragé les jeunes sans emploi d’entreprendre pour la qualité et non pour la quantité seulement. Car si quelqu’un est qualifié pour son travail, il ne cherche pas le travail mais c’est le travail qui va le chercher.


Définissant le développement comme ensemble des activités, actions individuelles ou sociales afin d’améliorer la condition de vie, sinon la qualité d’un individu ou d’un groupe, le juriste a dit que le chômage ne peut pas être la cause du développement. Car le développement doit être repensé, l’Afrique n’a pas refusé le développement.


Djoitanan a exhorté les participants à ne pas apprécier la situation qu’ils traversent mais qu’ils réfléchissent à comment sont-ils arrivés là et que faire pour s’en sortir ? Car tout problème a de solutions et c’est en réfléchissant qu’on parvient à cette solution. Le juriste reconnaît que dans la situation de chômage, l’État a un grand rôle à jouer, ainsi que les jeunes. Il encourage les diplômés de ne pas trier le travail avant de le faire. Car il n’y a pas de sot métier au monde.


Djoitanan a dit à l’assistance, qu’il faut oser, essayer et essayer encore peut importe les échecs rencontrés, mais en cas d’échecs il faut changer de stratégie si la cause d’échecs est connue. Car selon Tamdjira un jeune qui refuse d’essayer parce qu’il a fait fiasco une fois, deux fois est mort sans se rendre compte. Refuser d’essayer c’est refuser d’améliorer sa condition de vie.


Parlant des manifestations organisées par les diplômés pour revendiquer leur droit d’entrer à la fonction publique, le juriste leur a dit que les manifestation seules ne suffisent pas et ne résolvent pas le problème, mais utiliser la voie de dialogue, se constituer en groupe et réfléchir sur un certain nombre de projets qui pourraient les aider à mieux attendre la fonction publique, leur a-t-il suggéré.
YOA

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