Dossier: « le meilleur moyen de rendre hommage au Marechal Idriss Deby Itno, c’est de faire taire les armes par la voie de dialogue », dixit Dr Gédéon Ndakmissou

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Dans le cadre du dossier de la rédaction sur la transition et la mise en place des institutions de la République, la rédaction a donné la parole au jeune Docteur, Gédéon Ndakmissou spécialiste de la neroscience coingnitive comportementale et santé publique.

Indigné de la situation actuelle que traverse le Tchad après la mort du président IDRISS Deby Itno arme à la main le spécialiste en neroscience coingnitive et comportementale, Ndakmissou Gédéon fait comprendre que le malheur des Tchadiens est qu’ils ne se parlent pas entre eux.  » Les Tchadiens ne se donnent pas la peine de s’asseoir et pouvoir parler entre eux », dit-il.

Partout dans le monde poursuit-il, que ce soit dans les grandes démocraties comme aux Etats Unis, même dans ce bloc qu’est l’Union Européenne, il y a toujours de divergence. Mais parce que les gens ont compris l’importance de pouvoir s’assoir et parler sans apprioris avec des idées avancées et avec l’acceptation de convaincre et de se faire convaincre. Ils arrivent à un compromis qui permet à leur peuple de pouvoir avancer », explique-t-il.


Selon Gédéon, les tchadiens ont refusé de se parler entre eux. « Ils ont resté radical chacun dans ses convictions. Les plus forts dominent les plus faibles et les plus faibles refusant de faire allégeance aux plus forts sans autant penser à ce juste milieu qui est le dialogue », souligne-t-il en indiquant que ce genre de comportement qui empêche le Tchad d’aller de l’avant. « S’il y ait le dialogue, on ne serait pas arrivé à la situation actuelle », martèle Ndakmissou.

« Les tchadiens font la guerre à des tchadiens. Les Tchadiens pour parler à des tchadiens, doivent passer par les médiateurs étrangers.
Comment admettre que le conseil militaire de transition qui se proclame gouvernant ne puisse pas parler aux autres tchadiens qui ne sont pas d’accord avec cette méthode. Mais il faut plutôt qu’un président Nigérien, français et mauritanien puissent leur dire de se parler entre eux. Les Tchadiens vont parler à un mauritanien ou un Nigérien qui va venir parler à d’autres Tchadiens. Qu’est ce qu’il empéche qu’on puisse aller directement ? On n’a pas parlé entre nous et on continue à ne pas parler entre nous. Et ça nous fait évoluer vers le chao. On doit faire des efforts pour pouvoir s’assoir et parler entre nous », conseille Dr Gédéon Ndakmissou.

En parlant de la question de guerre au Tchad, Gédéon de souligner que, « quand il y a la guerre, ce sont des tchadiens qui meurent et c’est le sang Tchadien qui coule ». C’est important poursuit-il, d’avoir le sens de recule pour privilégier toutes les situations qui puissent apaiser et permettre qu’il y ait moins de tchadiens qui meurent.

« Si le conseil militaire de transition veut rendre hommage au Marechal, qui au-delà de la guerre qu’il a faite, il était considéré comme le Maréchal de la paix par ses compagnons d’armes. Je pense que le meilleur moyen de le rendre hommage, c’est de faire taire les armes. Faire taire les armes à ce que son âme repose en paix », clame-t-il. Pour lui, le rêve du Maréchal, c’est de voir taire les armes.

Il n’y a pas un moment ou une heure précice pour faire la paix


Pour faire la paix, le FACT a dans un communiqué et déclaré sur les antennes de la Radio France Internationale (RFI), qu’ils sont prêts à faire cesser le feu et faire la paix. Une proposition que le conseil militaire de transition refuse en blogue. Devant cette situation, Ndakmissou fait remarquer qu’il n’y a jamais un moment où une heure propice pour faire la paix. « Le retour à la constitution avec un pouvoir civile et un gouvernement civile ne peut de fait dans le dialogue », a-t-il indiqué en insistant que pendant cette période de transition la jeunesse ne doit pas être utilisée pour applaudir, accompagner mais elle doit êtrede impliquée dans toutes les instances de décision. « Comme disait le président congolais (RDC), Félix que cette occasion soit une occasion pour cimenter définitivement la paix ».

Dr Gédéon Ndakmissou est un jeune médecin et Spécialiste de neuroscience cognitive comportementales et santé publique. Un management de systèmes de santé et Consultant en management de santé publique avec un cabinet d’appui au ministère de la santé publique.


Engagé très jeune dans la vie publique et politique, le jeune d’une trentaine révolue à su mobiliser les jeunes à manifester contre la première modification de la constitution en son temps. Ancien Délégué de chambre de l’Union des étudiants tchadiens et présent dans tous les mouvements estudiantins à l’extérieur, il est considéré comme le rassembleur et très écouté par ces pairs.

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