COVID-19 : Une bonne nouvelle pour les pays les plus pauvres

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Le 25 mars dernier à Washington, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont demandé au G20 dans la déclaration commune d’alléger le poids de la dette des pays les plus pauvres pendant cette période de la pandémie de coronavirus.


Selon le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, la flambée de maladie à coronavirus est susceptible d’entraîner de graves conséquences économiques et sociales pour les pays IDA, qui abritent un quart de la population mondiale et les deux tiers de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté.


Les deux groupes appellent tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre, avec effet immédiat et dans le respect des lois nationales des pays créanciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA qui en demandent une dispense. Cette mesure aidera à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus et laissera du temps pour évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays.


« Nous invitons les dirigeants du G20 à confier au Groupe de la Banque mondiale et au FMI la charge de réaliser ces évaluations, et notamment de déterminer les pays dont l’état d’endettement est peu viable, et d’élaborer un projet d’action globale des créanciers bilatéraux publics pour répondre aux besoins de financement et d’allégement du poids de la dette des pays IDA. Nous solliciterons l’approbation de ce projet par le Comité du développement lors des Réunions de printemps qui se tiendront les 16 et 17 avril », soulignent-ils.


Le Groupe de la Banque mondiale et le FMI estiment qu’en ce moment, il est impératif d’apporter une forme soulagement aux pays en développement et d’envoyer un signal fort aux marchés des capitaux. La communauté internationale accueillerait favorablement l’adhésion du G20 à cet appel à l’action.

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