Augmentation des prix des produits des BDT : le feuilleton weekend sans alcool est annoncé

0
222

L’annonce est faite mardi 20 janvier 2020 lors d’un point de presse fait par le président du Collectif tchadien contre la vie chère (CTVC) et le syndicat national des bars et alimentations du Tchad (SYNABAT). Désormais les tenanciers des bars et alimentations observerons trois jours de grève perlée sans alcool tous les weekends pour protester contre l’augmentation des prix de boissons alcoolisées et non alcoolisées par les Brasseries du Tchad (Bdt).

« Nous n’allons pas baisser les bras, tant que les brasseries ne baissent pas les prix des boissons. Le vendredi, samedi et dimanche, nous appelons tous les détenteurs des bars à fermer hermétiquement. En cas de refus, les autorités compétentes appliqueront la loi. C’est une question d’intérêt national », lâche Dingamnayel Nelly Versinis président du collectif tchadien contre la vie chère.
Cette lutte réitérée par les détenteurs des établissements des produits des BDT remonte dès la première semaine de l’année 2020 où les brasseries du Tchad ont décidé d’augmenter les prix de leurs produits. Dès lors, le syndicat des bars et alimentations du Tchad (Synabat) et le CTVC développent ainsi que les consommateurs des nouvelles stratégies afin de faire plier les Brasseries du Tchad à revoir le tarif de leurs produits.


Apres le premier et deuxième acte dans les deux premières semaines de janvier, un troisième acte change de nom : »grève perlée tous les weekends ». Cette fois-ci, l’appel est adressé à tous les exportateurs, tenanciers des bars, alimentations ainsi que les grossistes à fermer les portes de leurs établissements pour trois jours en vue d’obliger les Brasseries du Tchad à baisser les prix des boissons alcoolisées et non alcoolisées qui sont revus en hausse au début de l’année.


Pour Versinis, c’est une augmentation qui ne se justifie pas. « Les brasseries l’ont fait de leur gré », souligne-t-il. Selon lui, cela est dû à la fin de la convention d’établissement signée entre l’Etat tchadien et les multinationales depuis plusieurs années. « L’Etat a signé une convention d’établissement avec les Brasseries en vue de leur permettre d’investir au Tchad, construire des infrastructures, en exonérant certain de leurs produits qui entrent dans la production des produits alcoolisées et non alcoolisées pour une durée au moins de 15 ans, mais rien n’est fait », renseigne Dingamnayal Nelly Versinis.


Versinis d’indiquer que les brasseries du Tchad on décidé d’augmenter les prix de boissons alcoolisées et non alcoolisées et pour faire payer à la population tchadienne du non renouvellement de la convention entre elles et le gouvernement. Le Vice président du SYNABAT, Djonanbaye Belengar de dire que « C’est une décision sans concertation des acteurs ». Il exhorte tous les tenanciers des alimentations et bars à se souder pour atteindre l’objectif de la lutte. Dingamnayal Nelly, tire l’attention de ceux qui ne vont pas respecter ce mot d’ordre. Leurs produits seront saisis et amandés. Dans 48 heures, le mouvement sera lancé une fois de plus à N’Djamena, les 24, 25 et 26 janvier. A noter que la première grève a été observée à 98% selon le président du collectif tchadien contre la vie chère, Versinis.

Les conséquences prévisibles
Dingamnayal annonce que si le gouvernement et les BDT ne reviennent pas sur table de négociation, des milliers des jeunes et pères de familles seront mis en chômage et le nombre des brigands va augmenter. Déjà dit-il, plus de 400 employés directs des Brasseries du Tchad courent le risque d’un chômage technique et de compression du personnel si jamais le gouvernement ne réagit pas. Pour Versinis le gouvernement doit négocier avec ces multinationales comme il l’a fait avec les partenaires sociaux pour apaiser les tensions du climat social. Car l’économie du pays qui en dépend, renchérit-il. Pour lui, cette situation va causer un déséquilibre social sur ces employés et leurs familles. Il poursuit pour dire que, les brasseries versent à l’Etat tchadien plus de 9 milliards de FCFA par mois. C’est pourquoi dit-il, « Nous n’allons pas reculer car notre lutte n’est pas seulement pour l’alcool, c’est pour l’intérêt général ».

Facebook Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici