Afrique : le CAMES évalue son programme de la Renaissance et l’équivalence des diplômes

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Du 25 au 29 novembre prochain à N’Djamena, le conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) va statuer sur la Renaissance et l’équivalence des diplômes et la qualité assurance de l’enseignement supérieur. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation Dr David Houdeingar en présence du SG d CAMES Pr Bertrand Mbatchi, ce 25 novembre 2019.
Cette rencontre est pour la deuxième fois accueillie au Tchad et en espace de 7 ans. Pour la première fois en 2012 et la présente qui se donne la mission d’évaluer le programme de la Renaissance et de l’équivalence des diplômes (PRED) dans la zone CAMES couplé à l’assurance qualité de l’enseignement supérieur.
Le PRED est une pratique académique qui promeut et participe à la culture de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur depuis des décennies. Ce programme assure le contrôle des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur publics et privés pour qu’ils soient crédibles et fiables. « Surtout que lorsqu’on sait que ces institutions participent à la formation des femmes et hommes appelés à intégrer le tissu social et à appuyer le développement économique d’une nation », a lancé le ministre de l’enseignement supérieur, Dr David Houdeingar.
Cette session se tient afin de faire face à la prolifération des faux diplômes et titres universitaires.

Le Secrétaire général du CAMES Pr Bertrand Mbatchi, déplore le nombre des candidats au PRED de 2019.  » Les établissements publics ne soumettent pratiquement pas leurs dossiers à l’expertise CAMES, avec le risque de laisser croire à ceux qui n’ont pas le recul historique suffisant, que cette offre de service ne concernerait que le secteur privé de l’enseignement supérieur », deplore-t-il.
Pour lui, une telle conclusion ne s’accorderait pas avec le fait que, l’ouverture de l’espace CAMES aux établissements privés ne date que de 2010, soit 38 ans après la création du PRED.

La présente assises est selon le SG du conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, Bertrand Mbatchi, va permettre de renforcer les capacités des acteurs de ce domaine en procédant aux partages de bonnes pratiques et à une valorisation des outils mis en place par le CAMES.
Soulignant l’exigence de l’heure, le SG du conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, Bertrand Mbatchi dit que le CAMES dans son nouveau stratégique de développement 2020-2022, adopté par le conseil des ministres du CAMES à Cotonou au Bénin, son institution devrat monter encore en puissance en matière de qualité au service des pays membres en se dotant d’un Cadre de qualification de compétences.
Et cela dit-il, c’est pour arriver désormais non plus à évaluer les formations mais plutôt les compétences que lesdites formations sont censées conférer à l’étudiant et que recherche au demeurant les employeurs et ceux qui veulent s’établir à leur compte ou créer leur propre entreprise.

Pour lui, en agissant ainsi le CAMES assure son rôle d’agence régionale d’assurance qualité et d’accréditation conformément à sa mission d’harmonisation des politiques d’enseignement supérieur des Etats membres, et permet ainsi d’arrimer ses pays sans complexe et avec efficacité aux dynamiques en cours, en matière d’assurance qualité au plan continental et mondial.
Il faut noter qu’en 2018, le nombre de candidats au PRED est seulement de 1251 dossiers avec un taux de réussite de 79% contre 20956 candidats du Comité Consultatif Interafricains (CCI) pour un taux global de réussite de 69%.

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